Évaluer l'exposition des intrants stratégiques (minerais, chimiques, agricoles, chokepoints) à un évènement indésirable, sous 3 angles distincts : (1) une crise géopolitique/climatique/économique définie par une liste de pays, croisée avec tous les intrants ; (2) l'impact d'un intrant précis dans un pays producteur précis ; (3) l'impact d'une entreprise centrale dans la fourniture d'un intrant. Les 3 modes réutilisent la même formule de score et le même panneau France/UE — seul le périmètre ciblé change.
Le facteur de durée vaut 1.0 pour une crise de référence de 90 jours, et varie entre 0.85 (perturbation courte, quelques semaines) et 1.15 (crise longue/soutenue, 6 mois et plus — au-delà, la durée est plafonnée pour ne pas écraser les autres paramètres). Le score est plafonné à 100% et complété par un score de vulnérabilité structurelle propre à la fiche : 35% exposition + 35% niveau de risque déjà documenté (1 à 5) + 15% statut CRM UE + 15% dépendance d'importation UE.
Chaque fiche exposée est pondérée par sa dep (dépendance d'importation UE déjà documentée). Ce choix évite de fabriquer une valeur d'import en dollars tout en restant ancré sur une donnée déjà vérifiée de chaque fiche. Commun aux 3 modes.
Le score d'impact unique ci-dessus répond à « combien » mais pas à « pourquoi » ni « par quel canal ». Chaque fiche exposée affiche donc en complément 5 sous-scores, normalisés entre 0 et 100 % et affichés sous forme de puces sur chaque carte de résultat, reconstruits uniquement à partir des données déjà documentées sur la fiche — aucune nouvelle source de données (pas de flux commercial par code HS, pas de graphe de routes réel) :
LOG (exposition logistique) combine un poids par défaut selon la nature dominante du choc (natureChoc) — route (chokepoint identifié : Suez, Ormuz, Malacca → poids plein), production (perte de capacité physique dans la zone : Taïwan, Chine, Russie, terres rares, inondations de sites industriels → poids réduit 0,35), coût (choc tarifaire/réglementaire : tarifs US, MACF UE → poids minimal 0,10) — et, pour les scénarios mappés à un détroit/canal précis (Taïwan, Mer Rouge/Suez, Bab-el-Mandeb, Ormuz, Malacca, Ukraine devient russe via le Bosphore et le détroit de Kerch — Malacca et le Bosphore/Kerch ajoutés le 2026-08-08), un vrai trafic maritime quotidien (IMF PortWatch, données publiques AIS, mises à jour chaque mardi, 28 chokepoints disponibles au total dans le service) : un indice de congestion inférieur à 1 (trafic récent sous la moyenne 90 jours) vient renforcer ce poids, jamais le diminuer. Une fiche de type chokepoint reçoit par ailleurs un poids plancher de 0,8, quelle que soit la nature du scénario, car elle documente elle-même un goulot logistique.
Validation externe de la distinction route/production. La Banque de France publie depuis 2026 un indice public dédié, le GSTIX (Global Supply Chain Tension Index), qui décompose les tensions mondiales sur les chaînes d'approvisionnement selon exactement cette même ligne de partage : les perturbations transport (fret maritime, délais de livraison — proche du natureChoc: route ci-dessus) d'une part, et les perturbations production d'intrants (disponibilité des inputs intermédiaires critiques — proche du natureChoc: production) d'autre part. Les séries mensuelles (GSTIX_COMP, GSTIX_TRNS, GSTIX_INPT), construites depuis 1969 sur les coûts de fret, les délais fournisseurs et la production industrielle mondiale, sont diffusées sur le portail Webstat. Leur conclusion principale rejoint la logique du modèle de persistance ci-dessous : les chocs de production d'intrants ont un effet inflationniste nettement plus persistant que les chocs de transport, qui se résorbent plus vite une fois le goulot logistique levé.
Remplace le facteur de durée unique par une courbe à 4 horizons : un même score « brut » ne se manifeste pas de la même façon selon l'échéance. Modèle à 2 hypothèses génériques, affichées comme des estimations qualitatives et non des données observées :
Amorti stocks : montée linéaire sur ~14 jours (délai conventionnel avant qu'une rupture d'approvisionnement se traduise en tension réelle). Persistance : reste à 100% tant que le scénario est actif (J ≤ durée du scénario) ; au-delà, décroît vers un plancher résiduel d'autant plus élevé et d'autant plus lent à atteindre que la difficulté de substitution (sous-score SUB) est forte — cohérent avec les 3 niveaux de scénario fournisseur (indisponibilité temporaire / réduction de capacité / disparition durable, voir plus bas). Un scénario permanent (taxe carbone MACF) ne redescend jamais, faute de date de fin à modéliser.
Un scénario est défini par une liste de pays (mots-clés). Le rapprochement entre les pays du scénario et les pays producteurs de chaque fiche (prod) se fait par mots-clés normalisés (ex. "Corée du Sud", "USA (Boeing)" → "usa") : une estimation indicative, pas un matching certifié douanier. Chaque scénario proposé est sourcé sur une étude publique (voir liste ci-dessous) et s'applique par défaut à l'ensemble des intrants documentés produits dans ces pays — y compris des intrants sans rapport direct avec l'objet du scénario (ex. Chine = 57 % de l'aluminium mondial : un scénario "Chine" fait remonter l'aluminium même s'il ne parle pas d'aluminium), limite inhérente à un matching par pays plutôt que par flux commercial réel. Certains scénarios nommés d'après une matière précise (ex. « Blocus terres rares Chine ») sont en plus bornés à une liste explicite d'intrants pour rester fidèles à leur objet réel — indiqué dans leur mecanisme quand c'est le cas.
⚠️ Cas particulier — « L'Ukraine rentre dans l'UE » : à la différence de tous les autres scénarios ci-dessus, celui-ci est classé « structurellement positif à long terme » par sa propre source de modélisation (feuille de calcul dédiée à ce scénario) — négatif à court terme uniquement pour les céréaliers/oléiculteurs de l'UE (concurrence de l'offre ukrainienne), positif ailleurs (construction, logistique, automobile, défense) et à moyen/long terme y compris pour l'agriculture. Le score de perturbation affiché ne mesure donc pas un dommage mais l'ampleur du changement structurel sur les intrants d'origine ukrainienne — un bandeau dédié le rappelle dans le simulateur ; la lecture qui fait foi est la cascade temporelle détaillée par secteur et horizon (voir le scénario dans le simulateur).
Grille de lecture qualitative complémentaire (analyse sectorielle interne) qui complète — sans le remplacer — le score calculé de chaque fiche : niveau de criticité qualitatif par grand secteur aval, disponible pour la Taxe carbone UE, la Canicule/Sécheresse agricole et les 7 scénarios d'inondations en plus des 6 scénarios géopolitiques ci-dessus et de la « Coupure GAFAM » (référencée mais non simulable directement via le simulateur de crise, voir note). Ce niveau n'est pas calculé par le moteur (pas de formule exposition × perturbation × coût) : c'est une synthèse documentaire affichée telle quelle dans le simulateur (au-dessus des cartes de résultat) et dans le rapport détaillé — le tableau comparatif ci-dessous se limite aux scénarios géopolitiques/tech pour rester lisible ; les profils de la taxe carbone, de la canicule agricole et des inondations, propres à chaque scénario, s'affichent directement dans le simulateur au moment de la simulation.
| Secteur | Taïwan | Ormuz | Bab-el-Mandeb | Malacca | Tarifs USA | Terres rares Chine | Coupure GAFAM* |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Semiconducteurs / Électronique | Critique extrême | Moyen | Moyen | Élevé | Élevé | Élevé | Élevé |
| Automobile & EV | Très élevé | Moyen | Moyen | Moyen | Élevé | Critique | Faible |
| Énergie (pétrole/gaz) | Moyen | Critique | Élevé | Critique (Asie) | Faible | Faible | Faible |
| Défense & Aérospatial | Critique | Moyen | Faible | Moyen | Moyen | Critique | Moyen |
| Énergies renouvelables | Élevé | Moyen | Faible | Moyen | Moyen | Critique | Faible |
| Chimie / Pétrochimie | Moyen | Critique | Moyen | Élevé | Moyen | Moyen | Faible |
| Logistique & Shipping | Élevé | Critique | Critique | Critique | Moyen | Faible | Faible |
| Services numériques / Cloud / AI | Très élevé | Faible | Faible | Moyen | Moyen | Moyen | Critique |
| Agroalimentaire / Engrais | Faible | Élevé | Moyen | Moyen | Faible | Faible | Faible |
| Retail / Biens de consommation | Élevé | Moyen | Élevé | Moyen | Élevé | Moyen | Élevé |
* La « Coupure GAFAM » (AWS/Azure/Google Cloud ≈ 75 % du marché IaaS mondial) n'a volontairement pas de preset dans le simulateur de crise : cibler des entreprises précises via un mot-clé pays ferait remonter tous les intrants produits aux USA, pas seulement le cloud — l'erreur inverse de celle corrigée sur le mode "Impact Intrant" (voir ci-dessous). Ce scénario se simule via le mode Impact Fournisseur en ciblant AWS, Microsoft Azure ou Google Cloud (fiche « Cloud computing »), ou via le modèle chiffré « Coupure services GAFAM » du Configurateur avancé (impact sectoriel détaillé sur 9 secteurs, formules Excel câblées, ajouté 2026-08-08).
Classement de criticité sectorielle globale (tous scénarios confondus, du plus au moins systémique) : 1. Semiconducteurs/Électronique avancée (point de défaillance unique le plus systémique) · 2. Énergie pétrole & LNG (impact prix/disponibilité immédiat et large) · 3. Automobile & EV (double exposition chips + terres rares) · 4. Défense (criticité stratégique + dépendance technique) · 5. Énergies renouvelables (vulnérabilité structurelle aux terres rares) · 6. Logistique maritime (amplificateur de tous les autres chocs) · 7. Services numériques/Cloud (impact systémique sur l'économie digitale) · 8. Chimie/Engrais (transmission vers l'alimentaire et l'industrie).
Les secteurs les plus sensibles aux effets de cascade restent l'automobile, l'électronique grand public et les industries dépendantes du flux tendu (Just-in-Time).
Complète le profil sectoriel ci-dessus avec une question différente : si un secteur est touché, vers quels autres secteurs le choc se propage-t-il, indépendamment du scénario déclencheur (modélisation interne de cascades sectorielles). Taxonomie légèrement plus fine que le profil sectoriel (12 secteurs, ex. Semiconducteurs et Électronique séparés) — les deux grilles sont sourcées indépendamment, jamais fusionnées automatiquement. Affichée sur les fiches chokepoint mappées à un secteur (bloc « 🔗 Cascade sectorielle ») et dans le simulateur (« ⏱ Chaîne de cascade temporelle », 6 des scénarios ci-dessus).
Formule indicative de la source, affichée pour référence — non recalculée automatiquement par le moteur (pas de score composite caché) : chaque facteur (multiplicateur, délai, taux de substitution, sensibilité aux inventaires) reste visible séparément dans le tableau ci-dessous, jamais compressé en un chiffre unique.
Matrice de transmission intersectorielle (ligne = secteur source du choc, colonne = secteur impacté, intensité 0=nul à 5=critique systémique) :
| Source \ Impacté | Semiconducteurs | Electronique | Automobile/EV | Energie (Petrole/LNG) | Petrochimie | Engrais/Agro | Defense/Aero | En. renouvelables | Logistique maritime | Cloud/AI/Digital | Retail/Biens conso | Chimie specialisee |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Semiconducteurs | 0 | 5 | 5 | 1 | 2 | 1 | 5 | 3 | 2 | 5 | 4 | 3 |
| Electronique | 1 | 0 | 3 | 0 | 1 | 0 | 2 | 1 | 1 | 2 | 4 | 1 |
| Automobile/EV | 2 | 2 | 0 | 1 | 2 | 1 | 3 | 4 | 2 | 1 | 3 | 2 |
| Energie (Petrole/LNG) | 1 | 2 | 3 | 0 | 5 | 4 | 2 | 2 | 4 | 1 | 3 | 4 |
| Petrochimie | 1 | 1 | 2 | 1 | 0 | 3 | 1 | 1 | 2 | 0 | 2 | 4 |
| Engrais/Agro | 0 | 0 | 1 | 0 | 1 | 0 | 0 | 0 | 1 | 0 | 2 | 1 |
| Defense/Aero | 2 | 1 | 1 | 0 | 1 | 0 | 0 | 1 | 1 | 2 | 0 | 2 |
| En. renouvelables | 1 | 1 | 3 | 1 | 1 | 0 | 1 | 0 | 1 | 1 | 1 | 2 |
| Logistique maritime | 3 | 4 | 4 | 4 | 3 | 3 | 2 | 2 | 0 | 2 | 5 | 3 |
| Cloud/AI/Digital | 3 | 4 | 2 | 1 | 1 | 1 | 3 | 1 | 2 | 0 | 4 | 1 |
| Retail/Biens conso | 1 | 2 | 1 | 0 | 1 | 1 | 0 | 0 | 2 | 1 | 0 | 1 |
| Chimie specialisee | 2 | 2 | 3 | 1 | 3 | 2 | 3 | 2 | 1 | 1 | 2 | 0 |
Coefficients quantitatifs par lien (ordres de grandeur issus de crises passées — 2011 Thaïlande, 2021 chips, 2022 énergie, 2025-26 contrôles export) :
| Lien | Multiplicateur | Délai | Subst. CT | Sensib. inventaires | Scénarios |
|---|---|---|---|---|---|
| Semiconducteurs → Automobile | 0,6-0,9 | 2-8 semaines | 5-15% | Très élevée (JIT) | Taïwan |
| Semiconducteurs → Électronique | 0,7-0,95 | 1-4 semaines | 10-20% | Élevée | Taïwan |
| Semiconducteurs → Cloud/AI | 0,5-0,8 | 1-6 mois | 10-25% | Moyenne | Taïwan |
| Énergie → Pétrochimie | 0,7-0,9 | Immédiat-2 sem. | 20-40% | Moyenne | Ormuz, Malacca |
| Énergie → Engrais/Agro | 0,4-0,7 | 1-3 mois | 15-30% | Faible | Ormuz |
| Énergie → Industrie (coûts) | 0,2-0,5 | 1-3 mois | 30-50% | Faible | Ormuz, Malacca |
| Logistique → Retail | 0,3-0,6 | 2-8 semaines | 40-60% | Élevée | Bab-el-Mandeb, Malacca |
| Logistique → Automobile | 0,4-0,7 | 2-6 semaines | 20-40% | Très élevée | Tous chokepoints |
| Terres rares → EV / Éolien | 0,5-0,85 | 1-4 mois | 5-20% | Moyenne | Terres rares Chine |
| Terres rares → Défense | 0,4-0,7 | 2-6 mois | 10-25% | Faible | Terres rares Chine |
| Cloud/GAFAM → Services numériques | 0,8-0,95 | Immédiat | 20-40% | N/A | Coupure GAFAM |
| Cloud → Logistique / Finance | 0,3-0,6 | Immédiat-1 sem. | 30-50% | N/A | Coupure GAFAM |
| Tarifs → Prix retail | 0,3-0,7 | 1-6 mois | 50-70% | Moyenne | Tarifs USA |
| Tarifs → Réorganisation supply chain | 0,4-0,8 | 6-24 mois | N/A | N/A | Tarifs USA |
Boucles de rétroaction (effets de second ordre) : prix énergie→inflation→demande (atténuation partielle 3-9 mois, Ormuz/Malacca/Bab-el-Mandeb) · pénurie chips→redesign (atténuation structurelle 2-5 ans, Taïwan) · tarifs→rerouting→nouveaux goulets (déplacement du problème, Tarifs USA) · terres rares→mines & recycling (atténuation 3-8 ans) · chokepoint→assurance guerre→moins de trafic (amplification logistique, Ormuz/Bab-el-Mandeb/Malacca) · coupure cloud→fragmentation (coût permanent, GAFAM) · stocks de précaution→demande artificielle (amplification court terme 1-6 mois, tous scénarios) · perte de capacités→chômage→baisse demande (propagation macroéconomique, Taïwan/Ormuz/Tarifs).
Scénarios combinés prioritaires — désormais quantifiés et recalculés en direct dans l'onglet dédié « 🔗 Scénarios combinés » du simulateur (12 combinaisons à formules Excel câblées, ajouté 2026-08-08, voir plus bas), plutôt que seulement listés ici pour un croisement manuel : Ormuz + Bab-el-Mandeb (double chokepoint énergie + conteneurs) · Ormuz + Malacca · Bab-el-Mandeb + Malacca · Taïwan + Terres rares Chine (double goulot technologique) · Taïwan + Ormuz · Taïwan + Malacca · Ukraine russe + Ormuz · Ukraine russe + Taxe carbone UE · Terres rares + Taxe carbone UE · Tarifs USA + Taïwan · Tarifs USA + Terres rares Chine · Ormuz + Bab-el-Mandeb + Malacca (triple chokepoint, scénario extrême).
Limites du modèle de cascade : les multiplicateurs sont des ordres de grandeur issus de crises passées, pas une mesure en temps réel ; les comportements de sur-stockage et de panique sont difficiles à quantifier ; les réactions politiques (sanctions, libération de stocks, subventions) peuvent modifier fortement les trajectoires. Sources de calibration : Bloomberg Economics (Taïwan), IEA (énergie & minéraux critiques), études input-output (Banque Mondiale, ADB), retours d'expérience 2021-2026.
Cascades temporelles chiffrées (3 scénarios : « L'Ukraine devient russe », « L'Ukraine rentre dans l'UE », « Taxe carbone UE ») : à la différence des chaînes qualitatives ci-dessus, ces 3 chaînes — affichées dans le simulateur sous chaque scénario concerné — viennent d'un modèle Excel dédié à hypothèses modifiables (cellules jaunes : parts de production, multiplicateurs de prix, taux de substitution) dont les impacts sectoriels par horizon sont calculés par formule, pas estimés qualitativement. Leurs horizons temporels sont propres à chaque scénario (12 mois pour l'Ukraine russe ; pré-adhésion / An 1-3 / An 5-10 pour l'Ukraine UE ; An 1 / An 3 / An 5+ pour la taxe carbone) plutôt que la grille générique 0-30j / 1-6 mois / 6-24 mois des 7 chaînes ci-dessus. Source : modélisation interne de cascades sectorielles.
Élasticités-prix du commerce (CEPII ProTEE — estimation sur flux bilatéraux HS6, 152 pays importateurs, 2001-2016) agrégées par secteur du simulateur : utilisées pour la règle de transmission ΔVolume% ≈ −|σ| × ΔPrix%. Règle d'usage : court terme (0-6 mois) ≈ 0,30 à 0,40×la médiane CEPII (réponse volume limitée par les contrats et les stocks) ; moyen terme (6-24 mois) ≈ 0,60 à 0,80× ; long terme/structurel ≈ la médiane complète. Ces σ sont des élasticités d'importation (Armington) : pour un choc d'offre domestique, la transmission peut différer — et l'énergie/les minerais ont des σ élevés en base CEPII (forte substituabilité entre origines) qu'il faut calibrer à la baisse pour un choc global où toutes les origines sont touchées.
| Secteur | |σ| CT min | |σ| CT central | |σ| CT max | |σ| LT min | |σ| LT central | |σ| LT max |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Agroalimentaire / Céréales | 1,32 | 2,26 | 3,80 | 3,73 | 6,45 | 9,50 |
| Énergie (pétrole/gaz) | 2,49 | 6,14 | 12,29 | 7,07 | 17,54 | 30,73 |
| Engrais | 4,94 | 6,74 | 10,20 | 14,00 | 19,26 | 25,49 |
| Chimie / Pétrochimie | 2,36 | 4,21 | 7,14 | 6,70 | 12,03 | 17,86 |
| Sidérurgie / Métaux | 1,94 | 3,44 | 7,04 | 5,48 | 9,82 | 17,61 |
| Automobile / EV | 1,59 | 2,66 | 4,45 | 4,51 | 7,59 | 11,13 |
| Électronique / Semi | 1,37 | 2,27 | 3,56 | 3,87 | 6,48 | 8,90 |
| Machines / Équipements | 1,53 | 2,64 | 4,47 | 4,33 | 7,55 | 11,17 |
| Textile / Habillement | 1,18 | 2,12 | 3,68 | 3,35 | 6,06 | 9,19 |
| Aéro / Naval / Défense | 3,27 | 4,76 | 6,84 | 9,26 | 13,59 | 17,09 |
| Minerais | 4,50 | 7,73 | 9,78 | 12,74 | 22,09 | 24,44 |
| Instruments / Optique | 1,50 | 2,36 | 3,82 | 4,26 | 6,73 | 9,54 |
Affiché pour référence, non recalculé automatiquement sur les fiches — ces coefficients ne sont câblés que dans les modèles chiffrés du Configurateur avancé qui les référencent explicitement (ex. hausse de prix → perte de volume). Source : modélisation interne de cascades sectorielles.
Pour les hypothèses de choc principales de chaque scénario, la valeur centrale utilisée par défaut dans le simulateur n'est qu'un point de départ documenté — voici les bornes basse et haute retenues par la même source (variation des hypothèses de choc ± et des élasticités CEPII P25/médiane/P75) pour un stress-test manuel (remplacer la valeur centrale d'un curseur par le min ou le max ci-dessous).
| Scénario | Paramètre clé | Min | Central | Max | Driver d'incertitude |
|---|---|---|---|---|---|
| Taïwan (blocus) | Perte capacité chips avancés | 45 % | 62 % | 85 % | Durée du blocus / sabotage des fabs |
| Taïwan (blocus) | Impact PIB mondial | -0,03 pt | -0,05 pt | -0,08 pt | Modèles Bloomberg vs HCSS |
| Taïwan (guerre) | Impact PIB mondial | -0,07 pt | -0,10 pt | -0,12 pt | Scénarios Bloomberg |
| Ormuz | Retrait offre pétrole | 10 % | 18 % | 25 % | Fermeture partielle vs totale |
| Ormuz | Hausse prix pétrole | ×1,4 | ×1,7 | ×2,5 | Durée + stocks stratégiques |
| Ormuz | Impact PIB mondial | -0,003 pt | -0,015 pt | -0,029 pt | Fourchette Dallas Fed / ECB |
| Bab-el-Mandeb | Hausse fret conteneurs | ×1,5 | ×2,2 | ×3,0 | Intensité des attaques / durée |
| Bab-el-Mandeb | Jours de détour | 10 j | 18 j | 28 j | Cap vs routes alternatives |
| Malacca | Réduction flux pétrole Asie | 20 % | 40 % | 60 % | Ralentissement vs blocus |
| Terres rares | Réduction export aimants | 40 % | 70 % | 90 % | Licences vs embargo |
| Terres rares | Hausse prix aimants hors Chine | ×1,5 | ×2,5 | ×5,0 | Observations marché 2025-26 |
| Terres rares | Substitution court terme | 5 % | 12 % | 25 % | Alternatives techniques |
| Ukraine russe | Perte exports céréales UA | 50 % | 70 % | 90 % | Contrôle + sanctions |
| Ukraine russe | Hausse prix blé | ×1,25 | ×1,45 | ×1,80 | Substitution + stocks |
| Ukraine russe | Impact PIB UE | -0,004 pt | -0,010 pt | -0,015 pt | Transmission énergie + agro |
| Ukraine dans l'UE | Baisse prix céréales UE An 1-3 | 5 % | 12 % | 20 % | Vitesse d'intégration |
| Ukraine dans l'UE | Nearshoring industriel An 5-10 | 2 % | 6 % | 12 % | Attractivité relative |
| Taxe carbone UE | Prix carbone (EUR/t) | 60 | 90 | 130 | Trajectoire ETS |
| Taxe carbone UE | Réduction émissions An 5+ | 25 % | 40 % | 55 % | Innovation + investissement |
| Tarifs USA | Hausse taux effectif | 8 pts | 15 pts | 30 pts | Ciblé vs généralisé |
| GAFAM | Intensité coupure cloud | 30 % | 60 % | 90 % | Partiel vs total |
| Double chokepoint (logistique) | Mult. fret conteneurs | ×2,0 | ×2,5 | ×3,5 | Ormuz + Bab-el-Mandeb |
Source : modélisation interne de cascades sectorielles (22 paramètres de choc documentés). Les curseurs du simulateur conservent leur valeur centrale par défaut — ce tableau sert de guide pour un stress-test manuel, pas de valeur appliquée automatiquement.
Comparaison des hypothèses du simulateur avec des observations documentées sur des crises passées ou en cours — sert à juger si un multiplicateur ou une intensité de choc est prudent, central ou déjà au maximum plausible.
| Événement | Année | Durée effective | Observation clé quantifiée | Source | Scénario simulé lié | Verdict / ajustement |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Inondations Thaïlande (auto + HDD) | 2011 | 3-6 mois | HDD mondial -52 % ; auto Thaïlande -61 à -84 % ; 1 300+ usines ; dommages ~45,7 Md USD | Banque Mondiale, METI, JETRO | Inondations (classeur dédié) | Profondeur de perte validée ; recovery 6 mois (Honda) cohérent avec T90 ; multiplicateur cascade auto validé. |
| Crise semi-conducteurs COVID | 2020-2022 | 18-24 mois | Pénurie multi-secteurs ; auto mondiale -plusieurs millions de véhicules ; lead times ×2-4 | S&P, analyses constructeurs | Taïwan (proxy capacité) | Confirme l'amplification JIT ; facteur inventaire 1,2-1,4 justifié ; substitution lente confirmée. |
| Attaques Mer Rouge / Houthis | 2023-2026 | 12+ mois intermittent | Trafic Suez -40 à -70 % par périodes ; fret Asie-Europe ×2-3 ; +10-20 j de transit ; prime war-risk en hausse | MarineTraffic, Freightos, Clarksons, Reuters | Bab-el-Mandeb | Multiplicateur fret ×2,2 et +18 j centrés sur les observations — à conserver ; super-additivité avec Ormuz plausible. |
| Contrôles export terres rares Chine | 2023-2026 | En cours (structurel) | Prix Dy/Tb hors Chine ×3-5 par épisodes ; licences restrictives sur aimants ; accélération des projets hors Chine | IEA Critical Minerals, Reuters, NYT | Terres rares Chine | Hausse prix aimants ×2,5 en central = prudent ; ×5 = maximum ; substitution CT 12 % cohérente (lente). |
| Choc énergétique Europe (Ukraine) | 2022-2023 | 12-18 mois aigu | Gaz TTF ×5-10 en pic ; blé +30-60 % ; inflation UE 8-10 % ; réallocation rapide du LNG | IEA, ECB, FAO, Banque Mondiale | Ukraine russe + Ormuz (proxy) | Hausse blé ×1,45 et énergie ×1,6 = bornes basses vs 2022 ; viser la fourchette haute pour le scénario « Ukraine russe » total. |
| Fermeture/stress Ormuz (historique) | 1980s, 2019, tensions 2020s | Semaines-mois | Pics pétrole +20-50 % selon l'épisode ; pas de fermeture totale prolongée récente avant 2026 | IEA, Dallas Fed | Ormuz | ×1,7 sur le pétrole = central réaliste pour une fermeture partielle 90 j ; ×2,5 = maximum (fermeture quasi-totale). |
| Tarifs Section 301 USA-Chine | 2018-2020+ | Structurel | Rerouting vers Vietnam, Mexique, Taïwan ; absorption partielle des marges ; inflation US modérée sur les biens touchés | PIIE, BIS, analyses douanières | Tarifs USA | Pass-through 55 % et substitution 40 % alignés avec la littérature ; fourchette haute si escalade. |
| Sécheresse Rhin | 2018, 2022 | 2-4 mois | Charges des barges -30 à -50 % ; report route/rail incomplet ; tension sur la chimie (BASF) ; hausses des frets intérieurs | CCG, analyses logistique UE, presse économique | Sécheresse Rhin | Réduction de capacité 55 % = scénario sévère mais dans l'historique élargi — calibrage validé. |
| Pannes/incidents câbles sous-marins | Récurrents | Jours-semaines | Dégradation régionale de la latence ; bascule partielle ; impact trading/finance si corridor critique | Telegeography, rapports opérateurs | Câbles sous-marins | Peu de quantification publique de l'impact PIB ; hypothèses conservatrices ; à surveiller pour des scénarios hostiles. |
| Canicules & data centers | 2022-2025 (UE, USA, Asie) | Jours-semaines | Derating ponctuel ; pics électriques ; throttling cloud ; stress réseau (ex. Texas, Europe) | Opérateurs DC, utilities, presse tech | Canicule Data Centers | Derating 20 % et électricité ×1,8 = stress-test raisonnable ; risque croissant avec la densité AI/GPU. |
| Canicules & sécheresses agricoles France | 2003, 2022, 2026 (5 épisodes en 2026 seul) | 60-90 jours (épisode critique) + 6-12 mois résiduels | Céréales -15 à -35 % ; fourrages -30 à -50 % ; surmortalité volailles + lait -20/30 % ; blé +30-60 % (2022) | Note IRIS/DGRIS 2023, FAO, GIEC, retours 2003/2022/2026 | Canicule / Sécheresse agricole | Réduction céréales 25 % et prix ×1,35 = central prudent vs 2022 (bornes hautes) ; substitution 40 % cohérente avec la diversification post-Ukraine. |
Limites de la calibration : plusieurs scénarios (Taïwan invasion, triple chokepoint, coupure GAFAM totale) n'ont pas d'équivalent historique complet — calibration par analogie et modèles externes (Bloomberg, IEA). Les élasticités CEPII ci-dessus sont des élasticités d'importation long terme ; le facteur ×0,35 pour le court terme est une convention, pas une estimation économétrique directe. Les impacts PIB mondiaux restent des ordres de grandeur issus de modèles externes — le simulateur ne recalcule pas un équilibre général. Source : modélisation interne de cascades sectorielles.
Cible un intrant et un pays producteur précis, choisis directement dans les données déjà documentées sur la fiche (champ prod) — par exemple Terres rares (Nd-Pr) × Chine. Même formule de score que le mode 1, appliquée uniquement à la part de production de ce pays sur cette fiche. Contrairement au simulateur de crise (mode 1, plusieurs pays × tous les intrants), ce mode reste volontairement circonscrit à l'intrant ciblé : un problème documenté sur un intrant précis dans un pays donné (ex. les semi-conducteurs taïwanais) ne présume rien des autres intrants produits par ce même pays, qui n'apparaissent donc plus dans les résultats. Perturbation, coût et durée se règlent librement via les curseurs — il n'y a pas de scénario sourcé propre à chaque pays.
4e onglet, indépendant des 3 modes ci-dessus : rejoue côté client 15 modèles chiffrés de la modélisation interne de cascades sectorielles — sans lien avec le catalogue de fiches IntrantPedia (aucun score de fiche n'est calculé ici, uniquement les tableaux sectoriels des modèles Excel). Les 15 scénarios ont des formules réellement câblées dans le fichier source : les 9 déjà présents (Taïwan, Ormuz, Bab-el-Mandeb, Malacca, Terres rares Chine, Tarifs USA, Ukraine devient russe, Ukraine rentre dans l'UE, Taxe carbone UE), 5 ajoutés le 2026-08-08 — Cyberattaque sur port critique, Sécheresse voies fluviales (Rhin), Coupure câbles sous-marins, Canicule — Data centers et Coupure services GAFAM (ce dernier remplace, pour un chiffrage détaillé, le simple renvoi vers le mode Impact Fournisseur) — et 1 ajouté le 2026-08-12, Canicule / Sécheresse agricole (France/UE), qui à la différence du précédent (Canicule — Data centers) dispose en plus d'un preset dans le Simulateur de crise (mode 1 ci-dessus), les intrants agricoles concernés étant directement identifiables. Chaque curseur est une cellule jaune réelle qui recalcule en direct, par formule, l'impact par secteur. Les hypothèses documentées dans le fichier mais non référencées par une de ses formules (ex. « perte tournesol Ukraine », « couverture CBAM », « part trafic port cible », « surmortalité élevage ») restent listées à titre de référence, non modifiables — leur donner un curseur aurait laissé croire à tort qu'il change un résultat qu'il ne touche pas.
7 des 15 scénarios (les 7 chokepoints maritimes/Ukraine, sans rapport avec Terres rares Chine, Taxe carbone UE ni les 5 chocs climatiques/techniques 2026-08-08/2026-08-12) disposent en plus d'un module séparé « Impact sur les coûts logistiques maritimes » (feuille Couts Logistique Maritime, formules réellement câblées) : multiplicateurs de fret conteneurs/tankers, prime d'assurance guerre et jours de détour propres au scénario, combinés à des hypothèses de coûts de référence pré-crise partagées entre tous les scénarios maritimes, pour estimer la hausse de prix CIF transmise aux biens finaux (manufacturés vs commodities).
⏱ Courbe de récupération temporelle (ajouté 2026-08-08, feuille Courbes Recuperation) : chacun des 15 modèles affiche désormais, en plus de son impact sectoriel, une trajectoire de capacité/activité restante à J+30/90/180/365/730/1825 — remplace le facteur de durée unique par un modèle explicite à 3 phases : choc (chute linéaire jusqu'à la profondeur de perte maximale), plateau (perte maximale maintenue), reprise (remontée linéaire vers une asymptote de long terme, qui peut être inférieure à 100 % — destruction/découplage permanent, ex. Taïwan guerre, Terres rares — ou supérieure à 100 % — gain structurel net, seul cas : Ukraine dans l'UE via le nearshoring).
5e onglet, ajouté 2026-08-08 (feuille Scenarios Combines) : les crises combinées ne sont pas purement additives — ce moteur calcule en direct l'interaction entre 2 (ou 3) chocs de base parmi les 8 modèles ancrés sur un impact PIB mondial documenté (Taïwan, Ormuz, Bab-el-Mandeb, Malacca, Terres rares Chine, Ukraine russe, Taxe carbone UE, Tarifs USA), à partir de 12 combinaisons pré-configurées et de curseurs d'intensité (0-100 % par choc) et de facteurs d'interaction (super-additivité quand les secteurs touchés se recouvrent — ex. Ormuz + Bab-el-Mandeb sur l'énergie et la logistique — ou atténuation quand ils se chevauchent peu — ex. Taïwan + Ormuz). Sortie : impact PIB combiné, multiplicateur logistique, perte de volume sectorielle maximale plafonnée, et une matrice de criticité (score de risque = |impact PIB| × criticité systémique 1-5) pour les 8 combinaisons les plus prioritaires, avec leurs actions de mitigation documentées. La combinaison « Ormuz + Bab-el-Mandeb » dispose en plus de sa propre courbe de récupération temporelle (double chokepoint).
Cible une seule entreprise, identifiée comme acteur dominant documenté sur une fiche chokepoint (champ firms : raison sociale, part de marché déclarée, pays du siège — ex. ASML, fournisseur unique des machines de lithographie EUV). L'exposition retenue est la part de marché de cette entreprise sur chaque fiche où elle apparaît, au lieu d'une part de production géographique : même formule de score, mais la concentration mesurée est industrielle (dépendance à un acteur unique), pas géographique.
⚠️ Presets non sourcés. Contrairement aux scénarios géopolitiques du mode 1 (chacun ancré sur une étude publique), il n'existe pas de littérature équivalente pour "que se passerait-il si telle entreprise était piratée ou disparaissait" : les 3 scénarios de sévérité proposés sont des ordres de grandeur génériques et indicatifs, modifiables via les curseurs.